Les Tissages d’Ysdaràn sont un ensemble de textes en relation avec mon univers intérieur, sans lien fondamentalement évident ; ce corpus pourra établir des correspondances hypertextes, des relations, des croisements, ou sembler totalement disparate et sans lien spécifique entre les documents.
Le but est, pour moi, de discipliner le flot des pensées, de lisser l’empennage de mes flèches, et de mettre au clair des idées comme elles viennent. De laisser couler. De verser beaucoup d’encre depuis mes univers, si possible. Les présenter ici, c’est d’abord me servir d’aide-mémoire ; pouvoir comparer et ressentir mes cycles émotionnels et créatifs ; identifier les processus, les leitmotiv, les rythmes qui jalonnent mon travail d’écrivain.
Ecrire, c’est pour moi identique au travail d’un archéologue. On détecte quelque chose de souterrain, de caché. On tente de le cerner précautionneusement, avec de multiples attention ; on cherche à le dater, à le deviner, et on commence à sonder le sol. A ôter, lentement, couche par couche, la terre, la poussière, jusqu’à mettre au jour une ossature complète, des structures identifiables – ou sources de nouveaux questionnements. Parfois l’écriture s’assimile aisément à l’aventure d’un chercheur de trésors qui, pensant tirer sur un morceau de bois émergeant du sable, commence à creuser et déterre un coffre empli de merveilles telles qu’on n’a jamais pu les imaginer auparavant. Inventeur, dans tous les sens du terme, il explore et découvre, il dévoile, et ne s’attend pas toujours aux découvertes essentielles qu’il pourra être amené à faire.
Il va de soi que ces Tissages sont frappées du sceau du copyright le plus absolument restrictif… Pas de diffusion en dehors de ce blog sans mon autorisation expresse, et aucune diffusion sans citer le nom de l’auteur et ce blog, bien évidemment. Je peux paraître, par ces quelques lignes, quelque peu sèche et intransigeante. C’est que malheureusement j’ai déjà eu affaire à ce type de situation, et je me suis sentie presque écorchée vive en constatant que des gens parfois proches de moi et dont je ne me méfiais pas utilisaient le fond de mes textes, de mes idées, de mes personnages, d’après ce qu’ils avaient déjà lu de ma main ou entendu de ma bouche, pour rédiger à leur sauce des Errances dont j’aurais voulu me réserver la primeur. Il est également arrivé que la structure et le concept entiers d’un site web conçu par moi selon une démarche très intime, très personnelle et qui signifiait beaucoup pour moi, soit copiée et réutilisée. Que ces personnes l’aient fait sciemment ou en toute inconscience, je ne sais. Toujours est-il que je refuse que ce genre de démarches me jettent hors de mon propre projet, de mon travail intérieur et de ma relation personnelle avec l’Alcheringa, de mes propres oeuvres enfin, aussi médiocres fûssent-elles.
Vous pourrez explorer ces Tissages en cliquant sur la catégorie appropriée ; elle se trouve dans la colonne de droite de la page d’accueil de ce blog, sous le titre “Tissages d’Ysdaràn”.










